Transe à deux batteries, piano et clarinette basse

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Le Cully Jazz est l’occasion de se rappeler qu’il faut savoir ne pas emprunter les passages obligés. Alors que la foule se pressait à la grande messe des automates de Stefan Eicher se préparait dans le Temple une invitation à la méditation. Nik Bärtsch et son projet MOBILE a été invité à officier en acoustique pour les oreilles et les yeux des mélomanes avertis. DSC_5335Si la perspective d’avoir un quartet comprenant deux batteries dans un lieu à l’acoustique si délicate pouvait sembler un peu brutale – le programmateur du Temple m’a avoué avoir eu des craintes à ce propos jusqu’au soundcheck –, c’était mal connaître Nik Bärtsch qui a développé son projet MOBILE avec en tête des églises comme scènes.

Des ostinatos au piano, les pulsations du coeur baissent, des motifs répétitifs aux batteries, la respiration devient plus lente, de lentes montées entre le piano, la clarinette basse et les batteries, on garde les paupières mi-closes, les lumières changent selon l’intensité de la musique.

DSC_5350Les atmosphères se déploient et ne se ressemblent pas. Les musiciens passent d’un rythme à la batterie qu’accompagne Nik Bärtsch en frappant les cordes de son piano à des boucles entêtantes au piano ponctuées par des notes à la clarinette basse. Les tensions montent, se relâchent; longues respirations aux rythmes rapides.

Descendre vers le coeur du festival pour la fin de la soirée s’est apparenté à descendre du nuage contemplatif sur lequel on se trouvait en sortant de cette initiation au zen sauvage. On se retrouve un peu décalé par rapport à la réalité, et on le savoure!

Posté par Bureau
vendredi 17 avril 2015
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Blabla
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