Tartine à postériori

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Je suis revenu dans ma ville. Les arbres sont devenus verts, pétant. Les fleurs sont sorties, le parfum a envahi toutes les rues. Même les tortues au bout de ma rue se sont réveillées pour de bon et disent bonjour aux petits vieux de l’hospice juste à côté.

Impossible de m’empêcher d’y croire: c’est nous qui avons fait ça. C’est notre responsabilité. Cette espèce d’énorme explosion de joie et d’amour qu’on a généré durant 9 jours a entraîné avec elle toute la nature du monde, qui n’attendait que notre beauté pour sortir la sienne. On a fini comme on a commencé, sans réfléchir, sans se retenir, en donnant tout ce qu’on pouvait donner. Et cette générosité a pris racine, à force de ne pas dormir et à force de s’extasier, à force de crier tout le bien qu’on pouvait et de courir dans l’extase magique que la musique nous donnait.

Conclure, revenir sur terre ? Mais on y est, sur la terre, et comment, puisque la nature nous fait comprendre tout ça ! Impossible de rendre les armes sans se laisser aller à ce désir viscéral de remercier à tout va, et de vouloir tenter désespérément de prolonger tout ça, encore un peu, s’il vous plaît, juste 51 semaines…

Merci JD, d’assumer la couleur, parce qu’il y en a eu trop peu cette semaine, sur ces pages, alors qu’il y en avait tellement dans nos têtes.

Et merci, toi, là-bas

Posté par Bureau
mardi 15 avril 2014
Catégories
Blabla

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