Tartine diététique

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Indigestion musicale de 24 heures. Une telle intensité pèse lourd sur la perception, les plaies étaient encore ouvertes. Difficile de tolérer le moindre input, la moindre note ressentie comme une vulgaire insulte faite à la Musique. Pas tout facile.

Comme les Blues Brothers, j’ai vu la lumière. Sa source était située très exactement dans le sourire béat des musiciens de Ruthie Foster. D’accord, il faut faire attention. Mais la générosité transporte, transperce et soigne, immédiatement. Et celle là n’y a pas failli, c’était du baume pour mes tympans violés. Un grand moment, une grande dame, un public totalement séduit.

Puis, comme souvent, relâche de Chapiteau. La soirée sera OFF ou ne sera pas. Et c’est un léger échappatoire, puisque le menu n’avait que peu de lignes, en ce dimanche soir. Direction donc le Schlagzeug, où la mise en danger était omniprésente: étoile montante du jazz juste-outre-Sarine, Florian Favre a gratté un peu la surface, s’est fait dérailler. Pour un soir, pour essayer, exit son trio qui commence à faire ses preuves, de côté ses compos si personnelles qui commencent à lui faire un nom en capitale. Ce soir il prend le micro, il prend ses petits billets et il se met à sautiller vocalement sur ses propre textes, qui parlent de tout, de rien, de lui, de nous et de tout le reste. Appuyé par le feu croisé d’un batteur absolument génial que d’aucun auront vu déambuler dans les ruelles du Bourg depuis l’ouverture du Festival et de Christophe Utzinger, bassiste indispensable à un équilibre triangulaire précaire, Florian se lance dans le vide, ose, sur une corde très sensible pour le premier set, déjà avec un peu plus de bouteille sur le second. Trois filles sur le bar ont libéré leur mojo.

Et puis après, encore un peu, aux Vignerons, ces mêmes trois, avec les trois autres, avec bonheur et avec Alex Massmedia qui répétait à qui voulait l’entendre qu’il devait retourner chez sa mère, mais allez, encore une si vous êtes sages, et encore un petit seau de vin blanc, s’il vous plaît.

Posté par Bureau
lundi 7 avril 2014
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Blabla

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