Le jazz est une science inexacte

Partager

J’ai beau avoir dormi correctement par dessus, je n’arrive toujours pas a ordonner suffisamment mes pensées pour vraiment comprendre ce qui s’est passé. Tout était là, pourtant. Ou plutôt, tous étaient là, pourtant…

En ce mardi 9 avril, jamais cette année le Festival n’avait autant regorgé d’artistes possédant un immense potentiel de finir la soirée en une jam immense. Pourtant, à 1h30 aux Vignerons, après avoir mangé deux tommes et bu encore quelques verres de rouge pour faire passer le temps, il a bien fallu se rendre à l’évidence: pas ce soir, chéri. Ces messieurs dames, on ferme !

On avait tout d’abord Erik Truffaz et sa clique. Parmi eux, en premier lieu, excusez du peu, Marcello Giuliani et Marc Erbetta, plutôt habitués du Caveau pour y avoir tenu le crachoir durant de (très) longues heures et de très longues années en cette dernière longue décennie de Festival. Et ce premier concert au chapiteau nous a montré qu’ils n’avaient rien perdu de leur puissance de frappe, ni de leur incroyable faculté à faire groover juste en bougeant le petit doigt. C’était quelque chose.

On avait ensuite cette arme de destruction massive intitulée Abraham Inc, collectif soudé à l’énergie pure, constitué de piles électriques survoltées qui se nourrit de courts-circuits une fois sur les planches. Et la folie communiquée au public à la fin de leur concert laissait présumer que la nuit allait être longue, très longue. Fred Wesley himself aurait, aux dires de notre programmatrice, commencé la soirée en demandant immédiatement où elle allait se terminer. Pour ne rien dire de son fidèle SoCalled, spécialement connu de nos services pour savoir faire le con là où il faut, quand il faut et comme il faut, correctement.

On avait également une belle tripotée d’artistes arrivés en avance par chez nous. On a vu passer Blitz the Ambassador sur scène avec les sus-mentionnés, le temps de lâcher un bon freestyle entre trombones et C-Ray Walz. On a vu ses musiciens prendre leur pied avec nous, dans le public. On a vu Lizz Wright faire, quand même, un aller-retour au Caveau. On a vu le band de Meshell Ndegeocello zigzager entre les gouttes des différents déluges qui ont sporadiquement arrosé le festival tout au long de la soirée.

Tout ce gratin qui est au four et qui vous sera servi bien chaud ce soir, hier soir, aux plumes. Ça aurait pu, ça ne l’a pas été. J’ai rongé ma frustration sur un vauban devant l’entrée du Next avant d’aller imiter ce beau monde pour être à la même température qu’eux en ce mercredi.

Posté par Bureau
mercredi 10 avril 2013
Catégories
Blabla

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *