Schöni Röstigraben

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On a été gâtés: trois sourires, trois jolies frimousses, trois artistes sublimes. Elles sont venues de Lucerne, de Bâle, de Zurich. Deux chantent, une est pianiste, toutes trois on rendu notre dimanche et notre lundi absolument charmants.

Heidi ne s’est pas contentée de nous servir l’ensemble de son répertoire au Next à la régulière, elle a fini la soirée avec nous, et de quelle manière ! (cf ci-dessous)

Vera Kappeler, glissée dans les oreilles de Carine via Malcolm, a fièrement rendu grâce à son indicateur: en trio, elle a réussi à transcender cette formule et prouver avec Simon Gerber et Lionel Friedli que définitivement, ce jazz n’a de compte à rendre à personne, n’a à en découdre qu’avec absolument tout le monde, reste ouvert à tous vents, garde ses oreilles grandes écartées, ses doigts aux antipodes de l’ankylose.

Et puis Sophie Hunger, oulah. On a beau être un festival de Jazz, la première soirée à afficher sold out c’était la sienne, c’était celle-là. Et on a pas mis très longtemps à comprendre pourquoi, une fois ce petit bout de pop tout chou juché sur scène, timidement armée de sa gratte, affrontant la foule d’afficionados qui lui faisait face, morts de faims, pour certains morts de connerie: la petiote tente tout, s’autorise tout, ose tout, et elle a plutôt raison. De l’intimité, de la violence, du talent, de la fougue. Dévorant au passage Dylan et Noir Dés’, un sans-faute mais presque: on aurait pu nous épargner le poussif passage de Truffaz juste histoire de, et elle aurait pu écouter ses techniciens quand on lui disait qu’une guitare sèche devant 850 personnes sans rien, ça suffit pas. Mais bon allez, c’était chou.

Huere geil gsi!

Posté par Bureau
lundi 30 mars 2009
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7 commentaires au sujet “Schöni Röstigraben

  1. En effet très bon concert !! Bonne ambiance, rarement vu un chapiteau bondé à ce point. Et même étant tout tout au fond (contre la barrière) on a bien pu apprécier le morceaux unplugged à la fin. Et j’ai bien aimé le morceaux avec Truffaz, même si ca aurait du être un peu plus travaillé !

    Par contre mauvais point pour une partie du public qui s’est permis de causer pendant la première partie de la soirée, ok on a le droit de pas aimer un concert mais par contre on a pas le droit de faire ch*** le monde en faisant du bruit ne serait-ce que par respect pour l’artiste à défaut de respect pour les autres spectateurs, merci à ceux qui ont eut la délicatesse de sortir…

  2. Arnaud, ça on nomme « Schöne Röschtigrabe ». Mais je crois que c’est « huere geil gsi ». Comment je veux être à Cully. Quand j’ai fini mon travail absolument necessaire, je vais traverser le Röschtigrabe!

  3. juste UNE PURE MERVEILLE cette soirée!

    faisant partie des places assises…le son unplugged termine ce concert qui m’a donné des frissons…et la chanson juste bleue de Noir Désir (selon le qualificatif que lui a donné Sophie)montre à quel point elle est sensible…encore encore encore et MERCI.

  4. Merci pour cette « vraie » critique.

    En ce qui me concerne, j’ai beaucoup apprécié ce concert, et les quelques surprises. Notamment la venue de Truffaz; qui aurait pu rester sur d’autres morceaux pour parvenir à quelque-chose de plus abouti. Mais peu importe.

    Un superbe concert, Sophie Hunger (spontanée et drôle à son habitude), et ses musiciens, en donnent toujours autant. Merci à elle, à eux, et au Cully Jazz.

    Par contre, carton jaune à l’organisateur qui annonce « places assises / places debout » sur le programme et les billets. Les places debout étaient en fait destinées à ceux qui n’avaient pas eu de places… assises! A l’avenir, prévoyez svp des gradins/estrades, légèrement surélevés, pourquoi pas numérotés, pour les places assises, et un parterre libre pour le public qui souhaite assister au concert debout.

  5. Pour faire justice à cette soirée mémorable :

    Je n’ai pas de mots pour décrire ce concert du 30.03 à Cully..; les mots magnifique, sublime me viennent, mais ça ne décrit pas vraiment l’expérience.

    C’était juste hors-norme. Il faut avoir vécu ces 3 ou 4 rappels en standing ovation, l’apparition d’Eric Truffaz, la reprise de Noir Désir, celle de Dylan, l’unplugged intimiste de la fin, le publique qui ne veut juste pas arrêter d’applaudir, et avoir vu l’émotion sur les visage de Sophie et de ses musicien en réaction à cela…
    Historique.

    Merci à pour l’énergie partagée sans retenue durant ces 2h de magie totale!

  6. Perso je n’ai pas trouvé le passage de Truffaz comme « poussif », et vu le concert et comment elle s’est vidé les tripes je ne pense pas qu’elle en ai eu « besoin » pour compléter le show…c’était seulement pour le plaisir!

    Et la petite session acoustique, c’est évident qu’elle savait que ça ne donnerait pas énorme, mais j’ai trouvé ça touchant, et le public a été superbe, ce qui a donné un moment presque intime…bref musicalement ce n’est probablement pas le summum du concert, humainement c’est autre chose….et la première partie de la salle a pu en profiter au moins!

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